Nicolas Claris  ·  Romain Claris

NOIRS

La Vitrine / Valérie Coraini — Bordeaux
25 juin – 15 juillet 2021

Photo © Nicolas Claris — Tous droits réservés

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NOIRS

Où les NOIRS honorent la lumière et les couleurs…
L'exposition NOIRS a été présentée :
Du 20 juin au 9 septembre 2018 dans la galerie d'art du Relais & Châteaux Saint-James à Bouliac
Du 24 au 28 avril 2019 dans le cadre du 10e Salon International du Multicoque
Du 25 juin au 15 juillet 2021 à La Vitrine / Valérie Coraini, Bordeaux
En 2023 — nouvelle édition

Le Noir est l'origine. Avec l'apparition de la lumière des NOIRS différents se sont révélés, multiples, sensibles, fragiles mais avec quelle présence ! Des NOIRS qui naissent de la privation de lumière, des NOIRS reflets de non-reflets, sorte d'anti-lumière qui nous font découvrir couleurs, lumières et matières. Ils soulignent, révèlent, nous font prendre conscience de richesses si proches. Magiques, simples, quotidiennes.

Nous avons pris comme point de départ des réalités matérielles, spatiales propices à l'imaginaire, on pourra être tenté de reconnaître peaux, minéraux, chais, route, montagne, eau, mer, étoiles, charbon, tissus technique, boulons ou danseuse. Mais a-t-on vraiment besoin de ces identifications éclectiques ? Ce ne sont que des points de départs, des initialisations, des suspensions du temps, comme des arrêts sur image magistralement mis en lumières par les NOIRS

Nous voilà souvent proches de l'abstraction, approchant la frontière entre onirisme et réalisme dans une démarche curieuse, passionnante et complice. En associant l'imaginaire et le réel, rêveries et origines se fondent.
Parce que la lumière est notre pinceau, nous avions envie de continuer à jouer, rêver, chercher encore plus loin… De percer des trous pour la lumière.

NOIRS
Le noir n'est pas triste ! il est beau parce que par son abnégation, il nous donne à percevoir, à voir et à découvrir la lumière et les couleurs, donc la matière.

Dans notre culture, la relation entre noirs et couleurs n’est pas aussi binaire qu’on serait tenté de le penser. Si le noir absolu absorbe toutes les longueurs d'onde, il se caractériserait par une absence de couleur mais la réalité est toute autre, bien plus surprenante !

Très rarement pur, le noir est indissociable des couleurs. Il dévoile micro-détails, tendances, influences, si bien que chaque point plus ou moins lumineux nous fait appréhender une ou plusieurs couleurs isolées ou dominantes, parce qu’il s’adosse à la matière, complice de la lumière. A ce titre le noir n’est pas unique, il est fondamentalement multiple.

Mais cette multiplicité reste mystérieuse : on parle volontiers de «noir profond» et curieusement jamais de «noir léger» : s’il est profond, le noir ne serait-il pas aussi un révélateur ?

Une telle incursion dans les mondes des NOIRS est une quête amusante, compliquée parfois mais fascinante… Pour faire jaillir la lumière et les couleurs du noir, il faut être attentif, curieux, remuer les idées reçues et se remettre en question.
Avant de commencer notre travail proprement dit, il nous est indispensable de procéder à recherches et tâtonnements, revenir en arrière, aller de l'avant et ne pas se laisser faire.

À la naissance de chaque image il y a une base réelle, qu'importe son origine, ce qui compte c'est l'attraction que l'image finale suscite, son pouvoir de séduction, pour nous emmener ailleurs, dans un monde que chacun pourra imaginer selon ses propres rêves et imaginations. Nous souhaitons simplement que cette exposition transporte les visiteurs ailleurs, doucement et les faire profiter des richesses incroyables et surprenantes des NOIRS

Paroles de galériste

Le choix d'exposer « NOIRS » m'a semblé immédiatement une évidence à la découverte du travail de Nicolas Claris et Romain Claris.

En premier lieu parce que j'aime le noir, depuis toujours. Mes choix vestimentaires, mes univers cinématographiques, mon appétence pour le dessin, la gravure, la lithographie, mon univers intérieur qui varie du noir au blanc, et la matière, parce qu'elle nous entoure, parce qu'elle fait partie de mon environnement et parce que je ne vois la couleur que par les yeux de l'autre.

… J'ai souhaité vous proposer comme une immersion dans la lumière de ces noirs de matières car le film de Romain Claris nous donne à voir des sensations, des impressions d'instants qui s'enchaînent et nous transportent… Les ambiances sombres, les lumières pour révéler furtivement, les temps suspendus d'un regard arrêté sur l'immobilité tremblante d'une goutte d'eau, d'une fibre libre… d'un souffle de vent. La lumière qui glisse sur une matière indéfinissable, la lumière comme touche de peinture qui ponctue les images.

Choix de matériaux, choix d'objets utilitaires que nous pourrons reconnaître, tous, ou qui font partie d'un quotidien, écrous, fibres de verre, fibres de carbone, charbon de bois, pommeau d'arrosoir, gouttes d'eau, tissus de cuir, peaux, matériaux familiers dans l'atelier. Le choix du regard photographique de Nicolas Claris est là pour magnifier la matière, pour en révéler le noir profond par sa mise en lumière et poésie singulière, lui accordant toute la place dans un détail de sa réalité matérielle et nous l'offrant par le médium d'un grand format, invitation au voyage par l'imaginaire de chacun de nous.

Et parce que… « La sensibilité de celui qui regarde est sollicitée d'une toute autre manière si elle est en présence d'une forme de 3 m² ou de 2 cm. » Pierre Soulages.

Arrêts sur image avec Nicolas Claris, des temps suspendus qui s'enchaînent avec Romain Claris.

Valérie Coraini / La Vitrine

Vidéo

Le film

Voici le film de Romain Claris, une entrée dans le monde magnifique et onirique des NOIRS
Le film est présenté dans la galerie sur très grand écran 4K.  Acheter une des cinq copies

Awards
Sélection officielle Blow-Up International Arthouse Film Festival Chicago — États-Unis, 2019
Sélection officielle Somerville International Film Festival — États-Unis, 2019
Sélection officielle New York City Independent Film Festival — États-Unis, 2019
Sélection officielle Retro Avant Garde Film Festival Venezia — Italie, 2018

Les photographies

Format 140 × 105 cm. Impressions réalisées par Lebolabo. Tirages signés, édition limitée à 5 exemplaires.   Acheter un tirage ou une copie du film →

Les auteurs

Nicolas Claris

Nicolas Claris

Co-fondateur en 1993 de Claris Image Builder — Photographe

"Il faut beaucoup de savoir maritime pour offrir à chaque navire ses plus belles facettes. Il faut beaucoup de connaissance technique pour maîtriser l'art récent du numérique. Il faut beaucoup d'humilité pour servir ses sujets et non se servir d'eux. Il faut beaucoup d'énergie pour se donner chaque année de nouveaux défis. Il faut beaucoup d'académisme pour savoir casser les codes. Il faut beaucoup de respect pour s'interdire la facilité. Il faut beaucoup d'amour pour faire des images généreuses. Il faut beaucoup d'ouverture d'esprit pour être un grand artiste." — Bruno Belmont, Développement produits, Groupe Bénéteau

En 2008, Sinar lui confie un HY6 pour une année de tests intensifs dans des conditions hors normes. Devenu addict au moyen format (grands capteurs), Nicolas Claris devient l'un des rares ambassadeurs Pentax de 2012 à 2021.

En 2022, il opte pour du matériel Fujifilm de technologie encore plus avancée — moyen format, 102 millions de pixels, couleurs et qualité d'image exceptionnelles.

Romain Claris

Romain Claris

Claris Image Builder — Réalisateur vidéo

"Si le plan large est ce que nous savons tous faire, le détail est ce qui fait défaut à l'œil noyé avec lequel nous regardons le monde. Alors, alors seulement, le pli du tissu dans une machine à coudre, le trait d'un pinceau sur une page blanche, la main d'un sculpteur, un caillou devenant bijou, le pied flexible d'une danseuse, le regard d'un pêcheur bangladais… toutes choses filmées par Romain Claris nous émeuvent parce qu'elles nous donnent à voir un monde plus vaste, plus riche, plus complexe." — Jacques Dubuisson, Scénariste, réalisateur

Romain Claris réalise depuis 2000 des courts-métrages sélectionnés et récompensés par une centaine de festivals internationaux. Diplômé du Conservatoire Libre du Cinéma Français de Paris en 2005.

En 2020, il co-crée la Bordeaux Shorts Biennale. En préparation pour 2026 : le documentaire Les comptes de la lune, une autre histoire de l'invention des chiffres et du calcul.